jeudi 7 février 2008

Pour les lecteurs de ce blog

Pour ceux qui se demande mais ou sont les photos. Sachez que j'en ai mis quelques une sur Facebook et que ma bonne amie Marie-Pierre en a mit encore plus. Elle a d'ailleurs mis sur son blog quelques vidéos que je vous invite fortement à aller voir pour comprendre un peu le "beat" malien!

Mais tu fais quoi au juste?

Cela fait maintenant 1 mois que je suis ici à Bamako, et je peux enfin commencer à dire que je "travaille". Mon projet commence à se définir jour en jour.

Alors voila ce que je fais se résume à devenir un geek de l'informatique un peu plus chaque jour! J'ai appris qu'un virus infecté dans le fichier svhost.exe n'est vraiment pas une bonne chose à effacer! Si vous le faite, vous venez d'effacer un fichier important de windows et la seule façon de le récupérer c'est de réinstaller windows. Pourquoi je vous parle de ca? Bah tout simplement car j'ai effacé ce dit fichier sur 2 ordinateurs différents! Le cyberjeune venu aider en informatique présentement nuit plus que d'autre chose! Mais bon, disons que j'apprends à la dure et que je fréquente plus les site et les forums d'informatique que je change de bobette à chaque jour!

Ici on me voit un peu comme une superstar de l'informatique. Pas parce que je connais beaucoup de chose, non car je tape vite! C'est fou comment la rapidité du doigté impressionne les maliens! Le monde de mon ONG m'ont tous demander de leur donner des cours de clavier...

Mise à part cela, j'ai plusieurs projets tel faire un réseau sans fil. Oui, le même genre de réseau que j'ai attendu 3ans chez moi pour le faire. Maintenant, je dois le faire d'ici 2mois avec 6 ordinateurs, qui n'utilisent pas le même système d'exploitation! Je dois aussi former les gens sur Excel, Words, Powerpoint et internet... et pour se faire on doit revenir à la base soit expliquer la fonction du bouton de droite de la souris! On est pas sorti du bois!

mardi 5 février 2008

On apprends ?

L'éducation et le savoir sont surement les éléments les plus importants qu'on peut donner à un enfant. Ceci est autant plus vrai dans les pays en voie de développement et qui ont très peu de ressources agricoles ou d'industrie comme c'est le cas avec le Mali. Mon expérience antérieur ma fait réaliser les difficultés de l'enseignement au Québec. Classes trop nombreuses, enfants turbulents, style d'enseignement peu adapté pour les jeunes garçons, enseignement axé sur la performance et les résultats! La réforme n'y a rien changé. Malgré tous ces facteurs, les petits québécois arrivent à lire et écrire à la fin de leur secondaire.

Ici au Mali, l'école devient de plus en plus illusoire à mes yeux. Le concept d'enseigner est intimement lié avec apprendre. Apprendre par cœur! J'aide un petit garçon à faire ses leçons depuis environ une semaine. Il lit très lentement (environ 12ans). Il est en mesure de me réciter le texte par cœur mais lorsque je lui demande de me le résumer ou je lui pose des questions pour m'assurer de sa compréhension, c'est quedal! Les jeunes ici ne sont pas en mesure d'apprendre il ne font que réciter ce qu'on leur demande. C'est la même chose avec les écoles coraniques ou on enseigne le coran. Les enfants apprennent le coran par cœur mais n'ont aucun notion en arabe.

Pire, Pascalo un québécois en exil au Mali depuis maintenant 2ans et qui est marié à une Guinéenne me racontait qu'il avait été porté plusieurs livres du Québec dans un petit village près de Bamako. Il est retourné 2 semaines plus tard dans le village et les femmes se servaient des pages de ses beaux livres pour servir les frites et autres bouffes acheter dans la rue. Donc, les livres ici n'ont pas vraiment l'utilité qu'on leur prête normalement. Les jeunes qui sont à l'université ne lisent pas de livres, de journaux. Et même s'ils le voulaient, ont ne trouvent pratiquement aucune librairie digne de se nom à Bamako... alors pour l'instruction et l'éducation, le Mali a un gros pas à faire avant que la situation s'améliore.

dimanche 3 février 2008

Le continent des grandes instabilités

L'image de l'afrique est loin d'être reluisante. Au delà des nombreux problèmes de santé qu'on identifient à l'afrique, le continent nord est prit avec la réputation d'être le continent de sang et de feu dû aux nombreux conflits militaires qui sont en œuvres dans les divers pays du continent. Les causes de ses conflits armés sont nombreuses; corruption, dictature, révolte du peuple, révolte des militaires sous payés... Ma présence au Mali aura été source de questionnements et de stress pour certain dû à cette réputation qu'on identifie à l'afrique. Depuis un mois, plusieurs conflits militaires sont présents en afrique. Les plus importants sont celui au Kenya et au Tchad et il y a quelques temps il y a eu le Soudan, le Rwanda...et j'en passe.

Bien que le Mali soit un pays très stable politiquement et qui n'a donc jamais vu de guerre le risque de voir un conflit militaire au sein du pays est bien réel malgré le fait que la devise du pays soit : un peuple, un but, une foi. La Côte d'Ivoire a présentement des problèmes avec un peuple qui réclame l'indépendance d'un territoire limitrophe avec le Mali. Ainsi plusieurs ivoriens ont émigrés ici au Mali. À l'intérieur des terres, la tension entre les touareg de Toumbouctou et les ethnies de Gao et le restent du pays restent palpables. Je m'informe sur les raisons d'être de cette tension avec les touaregs et je vous en parle prochainement.

Donc, pour ce qui est des conflits du Kenya et du Tchad aucune inquiétude à avoir. Il n'y a aucune répercussion ici au Mali. Mais l'afrique est un continent bouillant et l'eau chaude peut se répandre un peu n'importe ou même ici au Mali même si le pays est très stable.

samedi 2 février 2008

On ne porte pas de jupe ici!

Le Mali étant un pays très pauvre j'essai à ma façon d'aider les gens. Donc je fais travailler les gens le plus possible puisque ici avoir un salaire est souvent un luxe réservé à une minorité. Le Mali est le 3e pays le plus pauvre au monde. Donc, ma lessive est faite par une dame. Je la paye environ 1 500 CFA( 3$ CAN) pour faire ma lessive.

La dernière fois que j'ai fait ma lessive, un morceau ne m'est pas revenu. Mon Sarung indonésien qui m'a été remis par Bonnie (mon homologue indonésien lors de JCM). Cette jupe de prière me suit partout dans mes voyages et j'étais vraiment paniqué à l'idée de l'avoir perdu. Finalement, la dame qui a fait la lessive l'avait remise à quelqu'un d'autre pensant que la jupe n'était pas à moi puisque les hommes ne portent pas de jupe. J'ai finalement réussi à retrouver ma jupe, complètement décousu( un sarung est un tissus comme un pareo mais fermé). Fort heureusement, on en avait pas encore fait un chandail, un pantalon ou autre chose j'ai donc été chez un couturier pour faire réparer mon fameux sarung et ainsi donner un peu de boulot à ce couturier qui m'a avoué pas travailler beaucoup depuis la fin de la tabaski.

vendredi 1 février 2008

Marchander est un art!


Vivre une ville en voyage c'est se perdre au marché pour ainsi s'amuser avec les commerçants. Ici le marchandage est un art, une raison de vivre et surtout une nécessité pour tout ceux qui respecte leur porte-feuille et les marchands. Car non seulement le marchandage vise à avoir un prix plus bas, il vise aussi à connaitre le vendeur qui nous fait un prix.

Une entrée dans une boutique commence souvent par le marchand qui nous saluent nous toubabou et nous invite à venir voir son stock. On réponds avec les salutations d'usages en demandant comment ça va et comment va la famille. Une fois que cela est fait un peu enfin parler affaire. Le commerçant donne alors son premier prix. Un prix complètement dérisoire. Par exemple aujourd'hui j'ai acheté un bogolan, (une peinture africaine faite sur un tissus) le premier prix du marchand était de 35 000 CFA (soit 79$CAN). Mon premier prix, 3 000 CFA. L'écart était énorme c'est alors que les échanges se font tandis que mon prix augmente et celui du commençant baisse. Plus l'écart se rétrécie plus les négociations deviennent ardus. C'est alors qu'on détourne la conversation en parlant de la famille et on commence à faire du cousinage (de la moquerie sur le nom de famille-- relatif au ethnie) finalement après plusieurs échanges de prix on arrive à une entente . 13 000 CFA. Un client satisfait et un marchand qui fait la comédie avouant que son patron va lui faire la gueulle puisqu'il nous a vendu la toile à un prix trop bas.

Ride Extrême

Je vous ai déjà parlé des sotrama ces petits autobus a moitié démoli sur bombé de monde et très épeurant considérant l'état des véhicules. Aujourd'hui pour aller au marché j'ai surement pris le pire des sotrama. Les portes de derrières étaient fermées à l'aide d'une petite corde rouge. Le bus étaient comme à l'habitude rempli à craquer mais un des bancs étaient brisés. Ceux qui s'assoyaient de se côté devaient donc s'assoir à moitié dans le vide. Le chauffeur du bus a décider comme d'aller gazer. Ici la notice de stopper le moteur lorsqu'on gaze est pas appliqué... c'est trop long! Surtout quand on gaze pour ... 500 francs soit 1litres et un peu moins qu'une piasse canadienne. Rien à y comprendre!